la non neutralité des médias fait débat

Ils choquent, ils prennent à partie les médias et parfois certains de leurs concitoyens. Les politiques d’extrême gauche ou d’extrême droite ont toujours représenté un dilemme pour les médias, qui ont bien souvent du mal à leur donner la parole, voire à comprendre leur message.

Et parfois ces mêmes médias se font chiens de garde, décidant de qui est fréquentable ou pas, offrant du temps d’antenne (pour ne pas dire comme un ancien patron de TF1, du “temps de cerveau”) à l’un et le refusant à l’autre.

Après le passage de Jean-Marie Le Pen au Centre de formation des journalistes, à Paris, l’apparition de Jean-Luc Mélenchon, pourtant très critique envers la télévision, dans l’émission de Michel Drucker “Vivement dimanche” relance le débat sur les rapports compliqués entre médias et politiques. Car Michel Drucker a annoncé, dans l’émission de Laurent Ruquier “On n’est pas couché”, qu’après avoir reçu le leader du Parti de gauche, mais aussi Olivier Besancenot, il refuserait d’offrir une place dans ses beaux canapés rouges à Marine Le Pen.

Emmanuel Berretta, qui tient un blog sur les médias sur le site de l’hebdomadaire Le Point s’étonne de cette prise de position : “Qui sont Michel Drucker et Laurent Ruquier pour décréter si le Front national et ses représentants sont fréquentables ou non ?” Pour lui, tous les partis, à partir du moment où ils sont légaux, devraient avoir droit au chapitre. Et ce ne sont pas aux “saltimbanques” de la téle de décider qui doit parler.

source: le Monde

rapport sur la liberté de la presse dans le monde

Pour être bien informé, mieux vaut vivre dans un pays d’Europe du Nord, voire du Nord-Est. Pour être mal informé, rien ne vaut une bonne vieille dictature, erythréenne, coréenne, turkmène, iranienne ou birmane. En matière de liberté de la presse, les années se suivent et se ressemblent. A quelques nuances près, les classements annuels de Reporters sans frontières (RSF), dont le dernier est rendu public ce mercredi, sont désespérément immuables.  

En tête des pays qui défendent le mieux leurs journalistes, un groupe compact venu du froid, la Finlande, l’Islande, la Norvège et la Suède – où Julian Assange, le patron de WikiLeaks, avait un temps souhaité installer son site Internet. Seuls les Pays-Bas, la Suisse et, dans une moindre mesure, l’Autriche se hissent au niveau des pays scandinaves. Suivent la Nouvelle-Zélande, l’Irlande, le Danemark et un ex-pays de l’Est, définivement revenu de ses années de plomb, l’Estonie.  

A l’autre bout du palmarès, quelques poids lourds diplomatiques continuent de narguer les défenseurs des droits de l’Homme: l’Iran, on l’a dit, mais aussi la Chine du prix Nobel de la paix emprisonné, Liu Xiaobo, Cuba, la Tunisie, la Libye, le Pakistan ou l’Arabie Saoudite campent parmi les 30 états les moins respectueux de la liberté de la presse, au milieu de dictatures caricaturales, comme la Corée du Nord ou la Birmanie, et d’ex-républiques soviétiques en mal de démocratie, du Turkménistan à la Biélorussie en passant par le Kirghizstan, l’Ouzbékistan ou le Kazakhstan.  

Et la France dans tout ça? En baisse, encalminée dans le ventre mou du classement, une 44e place dont le pays des Lumières peut difficilement être fier. A son débit, en vrac, « violation de la protection des sources, concentration des médias, mépris et même impatience du pouvoir politique envers les journalistes et leur travail, convocations de journalistes devant la justice », autant d’incidents qui accentuent une tendance déjà exprimée l’an dernier et qui confirment son « incapacité à renverser la tendance ».  

Seule « consolation », la France n’est pas la seule parmi les pays européens à être ainsi montrée du doigt. L’Italie (49e, comme le Burkina-Fasso) connaît les même problèmes, tandis que la Grèce (70e), la Bulgarie (70e) et la Roumanie (52e) contrebalancent les bons résultats de leurs voisins du Nord. « Comment [l'Europe] pourra-t-elle alors se montrer convaincante lorsqu’elle demandera aux régimes autoritaires de procéder à des améliorations? » se demande RSF. Bonne question.

source: l’Express 

les patrons des médias prennent leurs distances avec N. Sarkozy

Il suffira sans doute d’une prochaine inversion de tendances, voire de sa réélection, pour qu’ils reviennent soutenir Nicolas Sarkozy. Mais, pour l’heure, les patrons des médias commencent à prendre leurs distances à l’égard du chef de l’État. Il faut dire qu’avec 34% d’opinions favorables pour Nicolas Sarkozy et 63% de mécontents, selon Opinionway pour Metro krief Group, il est sage de prendre date.
Éconduit de la course à France Télévisions, Alexandre Bompard, pdg d’Europe 1, a été le premier à prendre ses distances avec le Président de la République, en confiant à Nicolas Demorand une émission de deux heures en début de soirée : un journaliste dont les interviews corrosives sur France Inter ne plaisaient guère aux membres du gouvernement, comme au secrétaire général de l’UMP, Xavier Bertrand.
Quelques semaines auparavant, Rémy Pflimlin, président de France Télévisions, avait refusé de nommer Jean-Pierre Cottet, l’ancien président de France 5, responsable des programmes de l’audiovisuel public, s’opposant à la demande de Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée.

source: electron libre

Le Parisien est à vendre

 

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Vincent Bolloré

 

Le quotidien Le Parisien  qui est classé dans la catégorie « presse régionale » alors qu’il s’agit d’un « quotidien national » est à vendre depuis plusieurs mois (mis en vente par Marie-Odile Amaury).

Le groupe Bolloré et plus récemment le groupe Dassault, propriétaire du Figaro, se sont déclarés intéressés par l’acquisition de ce quotidien.

Certains politiques de gauche (mais aussi de droite) en profitent pour rappeler que la centralisation en matière de médias d’information politique est contraire à l’esprit démocratique et à l’esprit de la loi sur la concentration. La loi prévoit qu’il est interdit de posséder plus de 30%  de la presse quotidienne nationale d’information politique. Pour Le groupe Dassault, la loi serait détournée en raison du classement du titre en « presse régionale ».

voir l’article de France Info, cliquer ici

Théophraste Renaudot crée la Gazette

 

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 le cardinal de Richelieu

 

Théophraste Renaudot fut l’un des précurseurs de la presse écrite.

Le 30 mai 1631, il lançait la Gazette, emboîtant ainsi le pas aux Nouvelles ordinaires de divers endroits des libraires parisiens Martin et Vendosme qui paraissait depuis janvier de la même année.

Théophraste Renaudot était soutenu par le cardinal de Richelieu qui fit de la Gazette un instrument de sa propagande politique.

En 1635, l’État allait même jusqu’à lui accorder un monopole pour lui et ses successeurs. 

A la mort de Théophraste Renaudot en 1653, son fils aîné obtint le maintien du monopole mais il ne put interdire la concurrence d’autres parutions. 

vente au numéro et abonnement des magazines

 

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La vente au numéro représente les 2/3 des ventes de publications périodiques et les abonnements le tiers restant.

Pour certaines familles de titres, la part « vente au numéro » est au delà des 2/3. Il s’agit des TV, des féminins, des titres d’actualité et des titres pour les ados avec respectivement 73%, 82%, 71% et 70%.

A l’inverse, le poids des abonnements est important pour les news, les titres d’économie et les titres pour enfants avec respectivement  64%, 70% et 56%. News et titres d’économie correspondent à la même typologie de clientèle.

Ces chiffres proviennent de l’observatoire de l’OJD (Office de Justification de la Diffusion) et représentent l’exercice 1997.

la fréquence des parutions des publications

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Les titres de presse périodique paraissent à un rythme très variable qui est fonction de plusieurs critères dont des critères financiers.

Les news qui collent à l’actualité (et sont les concurrents des quotidiens) sont hebdomadaires , c’est le cas du Point, du Nouvel Observateur ….

Prenons l’exemple des féminins, qui dans la plupart des cas « décrochent » par rapport à l’actualité, ils sont souvent mensuels. Parmi les mensuels de cette famille de titres, on peut citer: Marie France, Marie Claire, Femme actuelle, Prima, Pleine Vie ….

Les titres d’aspect luxueux, le plus souvent à prix plus élevé et à faible diffusion, ont des parutions plus espacées: il n’est pas rare qu’ils soient trimestriels,  semestriels, annuels, irréguliers ou à parution unique (les « one shot« )….

La fréquence de parution d’un titre peut varier. Les sociétés éditrices sont parfois amenées à augmenter la fréquence de parution de titres qui marchent bien (titres en phase de lancement notamment) et, à l’inverse, parfois contraintes d’espacer la fréquence de parution de nouveaux titres qui ne donnent pas les résultats attendus ou bien celle de titres qui sont en fin de vie.

le circuit de distribution de la presse

 

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Les éditeurs passent généralement pour leur distribution par des sociétés de messageries qui assurent un groupage qui  est de nature à faire baisser les coûts de distribution (économie d’échelle).

Cette distribution intervient dans le cadre de la loi Bichet de 2 avril 1947 qui définit les conditions du groupage (1). Un prochain article sera consacré à cette loi.

En France, 2 sociétés assurent cette distribution Presstalis à Paris (ex NMPP) et les MLP à Lyon (2). Ces 2 sociétés de distribution ont été créées à la fin de la seconde guerre mondiale.

Les messageries acheminent journellement la presse quotidienne et périodique sur des grossistes répartiteurs régionaux qui à leur tour alimentent les points de vente (marchands de journaux; le terme officiel de la profession étant diffuseur de presse).

Les invendus de presse empruntent le même circuit en sens inverse. Ils sont ensuite restitués aux éditeurs ou vendus à des récupérateurs de vieux papiers.

Les invendus récupérés par les éditeurs sont commercialisés sous forme de pochettes de périmés ou bien réutilisés à l’occasion de promotions commerciales….  

 

(1) Monsieur Robert Bichet (1903 2000) était l’auteur de la loi.

(2) NMPP: Nouvelles Messageries de la Presse Parisienne – MLP: Messageries Lyonnaises de Presse.

les news

 

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Jean François Kahn, Patron de presse et boosteur d’idées, créateur de l’Évènement du Jeudi (1984) et de Marianne (1997) 

 

Les news (publications hebdomadaires d’information politique et générale) occupent une place importante au sein de la familles des publications périodiques. Ils sont une autre manière de traiter l’information et s’avèrent les concurrents directs des quotidiens.

Parmi ceux qui avaient la plus forte diffusion à la fin du XX siècle , on peut citer:  (1953 – 550.000) l’Express  –  (1950 – 440.000) le Nouvel Observateur  -  (1972 – 300.000) le Point  –  (1990 – 100.000) Courrier International  –  (1984- 180.000) l’Évènement du Jeudi  -  (1915- 350.000) le Canard Enchaîne ….

Le premier chiffre entre parenthèses correspond à la date de parution du titre qui suit; le second chiffre correspond à la diffusion en exemplaires du titre.

En 1964, J-J Servan Schreiber adoptait pour l’Express la formule des news-magazines américains (formule du Time et de Newsweek créés respectivement en 1923 et 1933) et obtenait un succès considérable.  La même année, le Nouvel Observateur lui emboîtait le pas pour le changement de conception. Le Nouvel Observateur devait s’imposer comme l’hebdomadaire de la gauche intellectuelle française. 

Présentement, avec l’information générale et politique via Internet qui représente une réelle concurrence (et une concurrence en progression avec notamment l’arrivée de Google news), les éditeurs de news doivent chercher des formules nouvelles qui leur permettent de maintenir à un niveau convenable leurs recettes de publicité, leur diffusion et leurs ventes en exemplaires.

l’indépendance de la presse

 

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Les pouvoirs politiques ont toujours exercé un contrôle assez rigoureux de la presse écrite qu’on qualifie souvent de quatrième pouvoir.  La France ne fait pas exception.

Pour garantir une certaine liberté et un certain pluralisme, le législateur français avait prévu des limites à la centralisation en ce qui concerne la presse d’actualité politique. C’était à l’époque où le patron de presse Robert Hersant (1920 1996) avait racheté en plus du Figaro un nombre très important de quotidiens régionaux et locaux et avait constitué un véritable empire de presse quotidienne (dans la profession Robert Hersant était surnommé  »le papivore »).

On peut regretter que cette limitation ait été abrogée par la droite lors de son retour au pouvoir en 1986 et que la situation n’ait pas évolué par la suite pour différentes raisons et notamment sous couvert de mondialisation. Le pluralisme d’opinion en a grandement souffert.

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